Chiapas

Nous sommes entrée au Chiapas via la province de Tabasco. Dès que nous avons atteint la province du Chiapas, la végétation est devenue plus luxuriante et les routes, plus sinueuses. Nous étions heureux de ce changement d’environnement. Nous nous sentions prêt pour gravir toutes ces montagnes dans la jungle.

Dans un premier temps, nous avons visité les mythiques ruines de Palenque. Moins visitées que les ruines de Chitzen Itza (se situe au nord de la peninsule du Yucantan) et beaucoup plus facile d’accès que les ruines de Calakmul, ce site archéologique est un incontournable. Le site est situé en pleine jungle, à quelques km de la ville de Palenque. Selon nous, la ville est sans aucun charme et attrait particulier. Pour plus de détails, consulter l’article, un royaume dans la jungle. Nous vous suggérons cependant de visiter deux endroits à Palenque soit le Colibri café et le restaurent Italien Monte Verde.

Nous sommes restés à Palenque un peu plus longtemps que prévu. Je combattais un rhume. Je voulais me reposer avant de repartir afin de profiter pleinement de l’expérience des Chiapas puisque la route s’annonçait être très jolie. Dès les premières montées, je devais régulièrement prendre des pauses. Je me sentais faible. Ma pression était basse. Je n’avais probablement pas combattu complètement le virus. L’air était aussi très humide et les pentes étaient très raides. Un cycliste, que nous avions rencontré précedemment, nous avait informé l’exploit que comportait la traversé des Chiapas soit un dénivelé positif de 6000 mètres sur quelques centaine de km. 
Sur la route, nous avons croisé notre premier singe hurleur. Cadeau de bienvenu, il nous fait quelques petites crottes aériennes.
Un peu plus loin sur la route, Pierre me dépasse dans la descente. Je le perds de vue dans la courbe. Quelques secondes plus tard, j’apperçois son vélo en plein milieu de la voie de droite à l’enver. Mon premier réflexe est de dire ‘Hen ??’ Un peu simple comme réaction. Pierre était à mes côté il ni a que quelques secondes. Je pense que mon cerveau n’était pas capable d’imaginer le pire. Au moment où j’aurais dû paniquer, je m’apperçois immédiatement que la situation est grave mais qu’elle n’est pas catastrophique. Il n’a aucune grafigne, aucune trace de sang. Sa tête n’a pas frappé le sol. Au moment de la chute, il a utilisé sa main pour freiner avant de rouler, pour protéger sa tête. Par contre, I l se plaind d’une importante douleur au coude.
Je pense que s’est cassé ! Je m’excuse …Je m’excuse…Ha oui, s’est cassé…. Je m’excuse !
Une auto s’arrête et un couple vient à notre rescousse. Quelque secondes après, je tombe en état de choc. Je réalise l’ampleur de la situation. Nous sommes dans les montagnes du Chiapa plus de 25 km de la ville. Nous avons 2 vélos, 12 sacoches. Pierre souffre é martyr. Comment allons-nous nous rendreà l’hôpital et apporter tous ces baggages !?. Je me sens faible. Je suis blême. Je dois m’asseoir sur le bord de la route à côté de Pierre. Je suis patétique ! Miracle ! La police fédérale apparaît sur la route à peu près 10 minutes après l’accident. Elle rebrousse immédiatement chemin. Elle arrête un autobus local, elle met les vélos dans l’autobus et elle nous apporte directement à l’hôpital général de Palenque. Pendant que Pierre se fait examiner par les médecins à l’hôpital et qu’on lui donne un médicament de cheval pour calmer la douleur, la police m’aide à trouver un hotel à proximité. Elle m’aide aussi à apporter les vélos à l’hôtel. Les soins sont assez rapides. En l’espace de deux heures, l’ensemble des soins sont complétés. Pierre rencontre un spécialiste en traumatologie, on prend un taxi pour qu’il puisse aller faire une radiographie en clinique privée, le médecin me donne un morceau de papier avec des indications afin que je puisse achetées matériel à la pharmacie. Je me demande ce que tu fais si tu es seul et que tu ne peux pas te rendre à la pharmacie. Pas très pratique. Après 3 pharmacies, je réussis à compléter ma mission. Je retourne à l’hôpital avec les bandage nécessaires pour faire un plâtre.  Ha ces visites chez le medecin ! Ils sont toujours  une expérience culturelle. Ya même le medecin qui tape le résumé à la main sur une vieille machine à écrire. 
L’hôtel où nous étions un peu miteux. Le soir même, je réserve une chambre dans une jolie hotel. Nous pouvons donc décompresser sur le bord de la piscine.

Étant donné que la ville de Palenque est sans attrait particulier, dès que Pierre a été en mesure de prendre l’autobus, nous avons mis le cap pour la jolie ville coloniale de San Cristobal. Pour nous rendre, nous pensions que nous avions trouvé une aubaine. Au lieu de prendre un autobus voyageur, nous avions réservé un tour avec une compagnie. On nous prenait à l’hôtel à Palenque et en chemin pour SC, nous arrêtions pour visiter les chutes de Misol-ha et les cascades d’agua Azul. Au téléphone, l’homme m’avait certifié qu’il ni avait aucun frais supplémentaire pour mettre les vélos sur l’autobus. La journée du départ, l’autobus arrive avec quelques minutes de retard. Le chauffeur regarde les baggages et lorsqu’il apperçoit nos baggages et les vélos, il décide d’appeler son patron. Si on veut embarquer, on doit payer le prix d’un passager. J’essaie de négocier et je lui rappele que ce n’est pas ce qui avait été entendu au départ. Il acquiesce mais il m’informe qu’en cours de route, nous devrons changer d’autobus. Il n’est pas certain que le deuxième chauffeur nous laissera embarquer si nous ne payons pas les frais demandé. La magouille quoi ! Je raccroche le téléphone. Je lance le téléphone sur mes baggages qui sont posés sur le sol et j’indique au chauffeur que nous devons nous dépêcher pour mettre les vélos sur le toit de l’autobus. Je réussis presque qu’à me convaincre que puisque nous nous avons du retard sur l’horaire, nous avons un plus grand pouvoir de négociation. Erreur !!! Sur la route, le chauffeur fait un détour et le propriétaire de la compagnie apparaît dans la porte de l’autobus.  -Where are the two cyclists ? If you want to continue, you must pay for one passenger.
J’essaie alors de négocier. Je lui rappele que le prix d’un passager inclu deux billets d’entrée. Je parle fort et je lui rappele que Pierre a le bras cassé.  Froid du coeur, il regarde le chauffeur et il lui dit.
Put the bikes down.
Je tremble de colère … Quel 76&%?%&&%%?%?%%
Je lui remets alors les 400 pesos tel que demandé.Trop proche de nos émotions, nous avons de la difficulté à apprécier le trajet. Nous sommes aussi très nerveux puisque le chauffeur n’est pas certain que le deuxième autobus aura un rack sur le toit pour prendre nos vélos. Nous imaginons le pire. Retourner à Palenque pour une troisieme fois, avec Pierre qui a un coude cassé, sans aucun recours pour se faire rembourser. Nous prenons l’autobus en photo avec nos baggages. Nous avons perdu confiance en cette compagnie.
Le trajet pour relier SC s’effectue en soirée. Il fait noir. Nous roulons en convoie d’autobus et à l’occasion nous sommes escortés par la police fédérale. Ce n’est que plus tard que nous apprenons que ce tronçon de route (entre Palenque et SC) est risqué. Des autobus et des autos se font souvent arrêtés pour demander de l’argent s’ils ne roulent pas en convoi. Le meurtre des deux cyclistes en avril dernier sur cette route n’est donc peut-être pas une coïncidence. Après coup, nous aimons penser que l’accident de Pierre nous a peut-être sauvé d’un grand malheur. Cette région est souvent en conflit.

A San Cristobal, nous avons été hébergé chez un autre membre de Warm shower. Le top du top ! Nous étions un peu en retrait de la ville, perché dans la montagne à 5 km du centre historique. Nous avions notre maison d’invité et 3 acres de jardins. Nous en avons donc profité pour étirer nos matins, boire du thé, lire, se reposer.

Malheureusement, après la deuxième journée, Pierre a commencé à avoir mal au coeur. Il avait chopé quelque chose 2 semaines avant. Peut-être que mes antibiotiques n’avaient pas été assez fort. Le bout de la M?%&?%. après, une heure, les maux de coeur augmentent considérablement et il est incapable de vomir (Pierre a une condition médicale qui l’empêche de vomir). Je me tiens en arrière de lui, pour éviter, pendant qu’il es sait de se faire vomir. En même temps, il tente de retenir son bras dans le plâtre. L’horreur   X! Après deux jours, un médecin lui prescrit des antibiotiques.

San Cristobal a été fondé en 1528 et est l’une des première ville fondée par la nouvelle-es pagne. La ville se située de 2120 mètres. Las-haut, c’est le printemps en permanence ! Cette ville coloniale, est considéré comme l’une des plus belle ville de tout le Mexique et la capitale culturelle du Chiapas. La ville est entourée de montagne, les rues sont pavées de jolies pierres, plusieurs églises resplendissent sur la ville. San Cristobal est une place pour les foodies !!

Nous avons aussi visité le village de San Juan de Chamula qui se trouve à 10 km de SC. Nous vous recommandons de visiter ce village le jour du marché (le dimanche). Tout le monde est au rendez-vous. L’endroit est donc très coloré. Il semble que ce village ne laisse personne indifférent. Ce village est très authentique. Les Tzotziles pratiquent leur propre religion, un mélange de catholicisme et de chrétienneté. Les femmes sont vêtues d’une longue jupe en laine noir. L’état du Mexique a consenti à laisser une certaine autonomie. Le village possède sa propre police locale. Les armes à feux sont interdit. La police locale, habillé d’un manteau en poil blanc, est doté d’un grand bâton qui fait d’office d’arme. La ville de SJC a fait sa réputation grâce à son église. Lors de notre visite, nous sommes témoin d’un rituel ou une femme casse le coup d’un poulet. Ce rituel semble être une sorte d’offrande ou transfer du mal pour aider un ami ou un membre de la famille. Le sol de l’église est recourvert d’épines de pin. Il y a des bougies partout, sur le sol et sur les tables. Les gens prient à haute voix dans leur propre langue. Les gens boivent du Posh (boisson de mais) ou du Coca-Cola. Il semble que le ROT du Coca-Cola aide au mal de sortir du corp. Il est interdit de prendre des photos dans l’église sous peine de se faire casser son appareil photo ou même, d’aller en prison pour un bref instant.

Après environ 5 jours, nous avons laissé nos vélos chez notre hôte de WS et c’est en autobus que nous sommes parti visiter le Chiapas. Le coude de Pierre allait mieux et nous pouvions nous permettre de prendre l’autobus à nouveau. Nous avons visité le parc national du lac Montebello. Le village de Tzimol se situe à la frontière du Guatemala. Les lacs avoisinants ont une jolie couleur bleu. Nous avons aussi visiter les chutes d’El Chiflon. Cet endroit ressemble un peu à Agua Azul mais en mille fois moins touristique. 

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