Péninsule du Yucatan

Par où commencer…Déjà presque qu’un mois s’est écoulé depuis cette deuxième partie du voyage. Maintenant que moi et Pierre sommes réunis, c’est un peu plus difficile de trouver le temps d’écrire 😉

Il faut s’armer de patience lorsqu’on souhaite acheter un billet d’avion et qu’on voyage à vélo. Chaque compagnie aérienne a ses propres conditions. Pour la première fois en 15 ans, j’ai acheté mon billet d’avion trop vite pour Cancun. Je vous explique pourquoi. Quand j’ai acheté mon billet d’avion, j’étais certaine que mes bagages allaient me suivre jusqu’à Cancun. Et non, tous les baggages en transit au USA doivent être dé-douanés. Je n’ai jamais donc regardé en détail la politique de Jetblue. Voici la super politique de Jetblue…Il refuse de transporter votre vélo, si ce dernier est emballé dans un boite en carton (pour tous les vols internationaux) et si la boite possède une dimension qui excède 203 cm (vols internes et internationnaux). Notre hôtel à Cancun était déjà réservé. Je n’étais pas prête à prendre le risque de me faire refuser l’embarquement et d’acheter un second billet d’avion au prix walk in après tant d’heures sans sommeil. A Arusha, en Tanzanie, j’avais donc décider d’acheter la paix d’esprit pour un gros 200 $. Ce double booking m’avait énervé un peu. Je ne savais pas si j’étais autorisé à faire ainsi. La réponse à la question … est-ce possible d’acheter deux billets d’avion et de faire un NO SHOW sur l’un d’eux ? La réponse est OUI ! Je suis donc arriver à Cancun comme prévu le 5 décembre en après midi. Pierre est arrivé, la même journée, tard en soirée.

J’épargne vous épargne des détails de notre rencontre à Cancun. En bref, nous étions très heureux de nous retrouver. J’étais énormément touchée par tous les efforts que Pierre a mis en œuvre, au cours des deux derniers mois, pour rendre cette rencontre possible.

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A ma grande surprise, j’ai été charmée par les plages de Cancun. Dans ma tête, s’il y a un endroit que je n’avais pas le goût de visiter était bien Cancun. Mais, le coeur avait eu ses raisons. Le vol en provenance d’Ottawa n’était pas cher, ce qui permettait à Pierre de venir me rejoindre plus rapidement. Cancun est selon moi une des capitales mondiales du tourisme de masse. L’image du québécois en bedaine, qui boit de la bière, avec sa Ginette. L’endroit devait être paradisiaque avant qu’ils ne construisent tous ces resorts sur cette magnifique péninsule de sable blanc immaculé. La couleur de la mer est hallucinante. La couleur de l’eau rappelle un arc-en-ciel de différentes teintes de bleues turquoises. Par contre, à part quelques endroits, la mer semblent souvent agitée (grosses vagues). La majorité des gros hôtels à Cancun sont située dans la zona hôteleria (péninsule de sable blanc), qui se situe à environ 15 km du centre-ville de Cancun. Le centre-ville de Cancun est sans charme. Du centre-ville, les connexions autobus sont cependant régulières et très fréquenté pour aller à la plage (coût est d’environ 1 $ en autobus).

La route qui relie Cancun et Tulum est sans aucun intérêt. Cette grande route principale qui ressemble à une autoroute semble avoir pour principale fonction de relier le réseau hôtelier. Sur cette grande route, la majorité des panneaux de signalisations vous rappelle les différentes sorties pour rejoindre votre hôtel ou ces quartiers sécurisés pour riches retraités. Avec autant d’infrastructures touristiques, vous pouvez vous imaginer qu’il est difficile de trouver un endroit pour poser la tente. Nous avons donc dormi une nuit à Puerto Morelo chez un membre de Warm shower. Nous avons aussi dormi une autre nuit à Playa del Carmen. Cancun fait vraiment de l’ombre selon moi à ces deux endroits. La mer n’est pas aussi belle qu’à Cancun.

Cette première portion du voyage, sur la Riviera Maya a été un peu plus difficile sur le porte-monnaie. Nous avons dormi 2 nuits à Maya Cabana et Cenote Tulum (près de la mer) et une autre nuit à Harmony Glamping Tulum (centre-ville de Tulum). Le village touristique de Tulum, qui se situe en bordure de la mer sur la carratera Tulum Boca-Paila, ressemble à un immense village hippy pour millionnaire pour personne ultra chill. Le soir, tous les hôtels et restaurants en bordure de la route, scintillent de magnifique lumière douce. A première vue, ce village vous en donne plein la vue avec toutes ces magnifiques constructions originales fabriquées en matériaux naturels. Par contre, toutes ces génératrices, trahissent rapidement l’impression d’un village éco-responsable. Tout même, si vous avez des sous et que vous souhaitez vous payer un peu d’excentricités (restaurents et hôtels), ce village en vaut le détour.

A Tulum, nous nous sommes payés un repas des dieux. Je n’ai malheureusement pas noté le nom du restaurent. Le genre de restaurent ou c’est le chef pâtissier qui vient te présenter ton dessert et où c’est le grand chef qui vient boucler la boucle en fin de repas. Ce repas est de loin le meilleur repas que je n’ai jamais mangé.

Nous avons aussi visité le Gran Cenote à Tulum. Les cenotes sont un élément caractéristique de la péninsule du Yucatán. Ces grottes ou puits, remplies d’eau, sont présents par millier dans la peninsule du Yucatán. Le Gran cenote est magnifique. L’eauest hyper clair et bleu. Par contre, il y a beaucoup de touristes. Nous avons eu la chance de nous baigner aussi dans un Cenote un peu plus tranquille en arrière de notre hôtel (hotel Maya Cabana). Ce cenote ressemble davantage à un immense marais submergé d’une eau cristalline. Nous n’avions pas demandé mais il semblait évidement que nous pouvions nous baigner dans ce cenote puisque le quai était pourvu de marche pour entrer dans l’eau. Nous nous sommes donc empressés de nous jeter à l’eau, après notre journée de vélo, pour explorer à la nage cet immense étang. Au fond du cenote, il y avait un couple en Kayak. La fille me regarde et elle me dit: juste pour que tu saches, il y a un crocodile juste à côté de moi. OMG ! J’oublie complètement Pierre, je fais un screening de la place et en moins de deux, je nage vers le quai le plus proche. Mes coups de bras sont puissants et en même temps, j’essaie de dissimuler ma peur…comme si je me disais que je pouvais tromper le caïman. Après quelques secondes, la fille me dit: mais ils n’attaquent pas. Ils ont peur des humains. Moi et Pierre ont se regarde et en moins de deux, on nage au quai de notre hotel. Même s’ils sont bien gentils ces Caïmans, pas questions de faire un face à face avec l’un d’eux. Le soir suivant, nous avons fait une petite excursion sur ce petit marais pour observer les Caïmans. Je suis tombée sur un qui devait mesurer au moins un bon mètre de long. OMG, une chance que je n’ai pas fait un face à face avec lui la journée précédente. J’aurais bien fait une crise cardiaque. Le propriétaire de l’hôtel confirmé que les Caïmans sont craintifs et fuient normalement les humains.

Après notre petite vacance à Tulum, on décide de faire un petit side trip jusqu’au village de pêcheur de la Punta Allen. Ce petit village de pêcheur est le plus grand village de la biosphère de Sian Ka’an, à l’extrémité de la péninsule de Boca Paila. En 1987, cette réserve naturelle, qui compte des milliers d’espèces d’animaux (singes, Jaguars, crocodiles, pélicans…), fait partie du patrimoine mondiale (UNESCO). La route pour rejoindre la Punta Allen est complètement défoncée et inondée par endroit sur plusieurs dizaines de KM. Il y a peu de points de vue sur la mer sur cette peninsule. Le détour en vaut quand même la peine. L’endroit est sauvage et les quelques points de vue sont jolies. Les droits d’entrée sur la réserve coûte environ 2 $.

Pour rejoindre Palenque au Chiapas, de Tulum, nous avons utilisé comme à l’habitude le merveilleux programme de Maps me. Le trajet proposé par Maps me (vélo) nous a amené à explorer des zones reculées de la péninsule du Yucantan. La majorité du temps, ces endroits étaient sans points d’intérêts particuliers mais nous immensent complètement dans la culture Mexicaine et Maya. Le Mexique est beaucoup plus pauvre que je ne l’avais imagine…Dans ces petits villages de campagnes, oubliez les restaurants. Si vous voulez bien manger, il faut cuisiner sur votre réchaud. Chaque village A une tiendra (dépanneur). Par contre, dans ces petits commerces, vous n’y trouverez que des bonbons, des chips, des cannes de bouffes mexicaines, des œufs, peut-être des patates…Juste assez de choses pour ne pas fondre sur votre vélo et vous donner de l’énergie pour atteindre le prochain village. Dans les petits villages, il est relativement assez facile de trouver un endroit sécuritaire pour dormir. Nous avons posé généralement la tente à côté de la maison d’un particulier. Nous avons eu un peu plus de difficulté dans la province de Tabasco. Semblerait-il que les gens qui vivent sur les ranch sont des employés et non les propriétaires. Nous nous sommes donc fait refuser l’accès à quelques reprises.

La péninsule du Yucatán (province de campêche, Yucatán et Quintaroo) est comme une grosse crêpe plate. Nous n’avons gravi que quelques côtés sur nos premiers 1000 km. Ce type de terrain est l’idéal pour se faire la jambe et éviter de se blesser.

Au Campêche, deux sujets ont gardé notre imagination bien allumée. Nous avons rencontré nos premiers mennonites. Les mennonites forment une communauté religieuse protestante. Ils ressemblent un peu au Amish. Ils vivent en communauté fermée. Le soir, nous prenions plaisir à les observer et tenter d’imaginer leur quotidien. Ils se promène en ville en calèche. Les hommes sont habilles en salopette tandis que les femmes, porte de robes et des chapeaux qui rappellent la mode des années 1900. Nous avons lu sur le sujet, regarder des vidéos. Les mennonites doivent éviter tous contacts avec le vice. A Escarcega, l’hôtel où nous avons dormi, avait ete transformé depuis un an, en quartier général pour la police fédérale. La police occupait tous les étages de l’hôtel. Ils étaient armés avec de gros canons. Un matin, nous avons même vu des grenades sur la table à côté de l’un d’entre eux. La région du Campeche est reconnu comme étant assez tranquille au niveau des cartels de drogues. Par contre, il semblerait que la ville où nous étions était situé sur un axe important au niveau du transport de la drogue. En août dernier, une saisie de plus de 150 kg de cocaïne a été effectuée. Notre imagination, nourrie par le quotidien de la police, nous a amené à faire beaucoup de recherches sur internet sur les cartels de la drogue (Pablo Escobar / baron de la drogue de la Colombie) et El Chapo / Baron de la drogue au Mexique, emprisonné au USA depuis 2017). Heureusement, la guerre des cartels se passe principalement dans des zones relativement assez définies. Nous tâcherons de rester éloignés le plus possible de ces zones.

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Une réponse à “Péninsule du Yucatan

  1. Bonne Année!
    C’est pas clair ton histoire de billet d’avion. En fait je ne comprend pas tes explications mais ça m’intéresse. Pourrais-tu m’envoyer un message privé pour me l’expliquer en détail?

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