Entebbe-Masaka

Ouffff….mes cuisses me font mal ! Depuis mon départ, je n’ai parcouru que 160 km. Je vous jure que je vais les perdre ces kilos en trop que j’ai gagné avec tant de plaisir avant mon départ.

Voici la réponse a la question qui j’imagine vous brule les lèvres. Oui, je me sensd parfaitement en sécurité en Ouganda. L’Ouganda est un tout petit pays situé entre la république du Congo, le Soudan du sud, le Kenya et le Rwanda. La population totale est de 41 millions d’habitants. Il y a donc du monde partout. Les langues officielles sont l’anglais et le Swahili. D’autres langues sont également parlées dont le Luganda. Je suis donc bombardée a tous les jours de « Hi, how are you », »See you soon », »Where are you going »… Le mot qui gagne la palme d’or est « Mozungo », qui veut dire blanc ou étrangé. Par contre, le nord du pays serait beaucoup moins stable.

Comme mentionnée précedemment, je suis arrivée a Entebbe, anciennement la capitale de l’Ouganda. Entebbe ressemble a un gros village et est situe sur a pointe d’une peninsule qui est bordée par le lac Victoria. Kapala, la capitale de l’Ouganda et se situe a environ 40 km d’Entebbe. A mon arrivée j’ai été surprise de constater le climat chaud et sec. L’Ouganda jouit d’un climat tempéré. Donc, je transpire beaucoup sur mon vélo mais pas a cause du climat mais plutôt parce que je suis chargée comme un âne et que le sud du pays est très très valonneux.

Lors de ma première journée de vélo, pour rejoindre la campagne et éviter Kampala, j’ai pris un traversié a Entebbe. Avant d’embarquer, j’ai dû m’enregistrer et donner un contact au cas ou le bateau ne se rende a destination lololol. Une fois traversée, j’étais hypnotisée par ces routes de terre rouge que l’on appele laterine. Quelles sont belles ces routes ! Par contre, la laterine tâche grave et en vélo, dès qu’il mouille un peu, il faut faire gaffe pour ne pas que la roue du vélo glisse. J’ai fini cette première journée de vélo avec une pédale cassée. S’il y a un détail auquel je n’ai jamais pensée, c’est bien de changer mes pédales de vélo avant de partir ! J’ai heureusement trouvé un bon samaritain qui m’a conduit au village voisin, Mpigi, afin que je puisse remplacer cette dernière.

J’ai passé ma première nuit au Mpaga forest camp (www.traveluganda.co.ug/mpanga.php). Ce site est protégé pour la recherche en lien avec la faune. On y retrouve une grande variété de papillons et d’oiseaux. Ce lieu serait aussi l’habitat des singes a queue rouge. Depuis mon départ, je souffre un peu d’insomnie..peut-être une effet secondaire de la malarone.

Comme je me doutais, au niveau de la nourriture, on est loin de l’Asie. La nourriture n’est pas mauvaise mais, elle est peu variée et elle est assez simple. Sur l’heure du midi, je me contente d’acheter des bananes, des tomates et des délicieux avocats. Le matin, je mange un rolex. On trouve le rolex partout et il se mange a tout moment de la journée. Il coûte environ .50 sous et consiste en une omette aux oeufs et des légumes enveloppés dans un pain chapati. Le soir, on me sert du riz, une patate douce et un morceau de poisson / poulet. Je m’arrête parfois sur la route pour manger des brochettes de boeuf ou de chèvre. Dès que je suis arrivée a Masaka, j’ai mangé un gâteau au chocolat et au camping, je mange des crêpes, du spaghetti…rien d’Ougandais mais le goût ne ressemble en rien a ce que je connais haha.

 

Au niveau de la purification de l’eau, j’utilise un steripen. Il suffit d’immerger la lampe UV du SP dans l’eau. Cette dernière émet des rayons UV. Je m’arrete donc dans les villages pour prendre de l’eau a même les pompes a eau.

Après ma première journée, j’ai decidé de prendre les petites routes de montagnes pour rejoindre le village de Serena, qui se situe proche du village de Bulo. Mon trajet ce décide principalement au gré du vent. Pour déterminer ma route, j’utilise la merveilleuse application maps.me. Sans cette application, il est pratiquement impossible de trouver son chemin. Le réseau routier est un vrai labyrinthe dans les montagnes. Il y a des routes partout ! Par contre, les détours en valent la peine. Les paysages en campagne sont extraordinaires. Le contraste entre les routes de latérine et la faune verdoyante est halluciante et ennivrante !!! Malgré la pauvreté qui est omniprésente, les terrains des gens sont très bien entretenus. Il y a peu de déchets, il a beaucoup de gazon vert autour des maisons et les gens ont de belles plantes. Par contre, plus on s’éloigne de la route principale, plus ça devient sportif. Certaines routes de terre sont de bonnes qualitées et certaines sont complètements explosées. Le terrain est extrêmement valloneux, ce qui explique mon mal de jambe après seulement deux jours.

Je suis présentement au Masaka backpacker and campsite (www.masakahostel.business.site) situe a Masaka. Je prends une pause d’une journée. Il n’est pas question que je me blesse ou que je souffre le martyr. Je dois laisser le temps a mon corps de s’adapter. C’est quand même un choc pour mon corps.

Je reprendrai la route demain, par les petits chemins de brousse, pour rejoindre le parc national Mburo. Je compte y voir des zèbres, des éléphants…tous sauf des lions.

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Une réponse à “Entebbe-Masaka

  1. Tu as bien raison…partir en douceur pour permettre à notre corps de prendre le rythme. J’ai lu des cyclotouristes à la recherche de performances journalières qui ont été forcé de mettre fin à leur voyage parce qu’ils ont trop sollicité leur genoux. On voyage en vélo pour apprécier les rencontres et le paysage. Profites-en!

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